Refus d’une « génération perdue » en Grande-Bretagne : les entreprises et l’Etat s’engagent
Face à l’augmentation du taux de chômage chez les plus jeunes, le gouvernement britannique a lancé début septembre une large campagne, baptisée « Backing Young Britain », visant à créer 85 000 emplois et stages en entreprise. Plus de 150 entreprises majeures se sont déjà engagées à soutenir l’initiative et à favoriser l’intégration de jeunes dans leur structure.
L’Angleterre, comme de nombreux pays, connaît actuellement une période de ralentissement de l’activité. L’augmentation du chômage touche toutes les couches de la société mais ce sont les jeunes les plus impactés avec un taux proche de 20 % sur la population des 16 – 24 ans, soit près d’un million de personnes. L’attention se porte principalement sur ceux arrivant sur le marché du travail. Sans réelle expérience mais souvent diplômés, la crise retarde la date de leur première embauche.
Afin d’éviter les effets d’une génération perdue, le gouvernement britannique accentue ses efforts à destination des jeunes. Pour cela, il est accompagné par plus de 150 entreprises majeures du pays dont Microsoft, Pfizer ou encore Cadbury. Les entreprises partenaires s’engagent à former la nouvelle génération et à ne pas se couper de cette ressource. La crainte d’une génération perdue est palpable et le spectre des années 80 vient hanter les discours des hommes politiques.
Intervention de Gordon Brown à propos du programme « Backing Young Britain »
Des entreprises qui s’engagent auprès des jeunes
Ainsi, l’enseigne Morrison ou encore Microsoft ont mis en place des plans de formation internes à destination des jeunes de 16 à 24 ans. Microsoft s’est également engagé à accompagner la création de 3000 emplois dans les hautes technologies. Stephen Uden, chargé de la formation et des affaires économiques chez Microsoft : « nous allons permettre à nos partenaires d’avoir accès à des talents à travers un programme national d’apprentissage. Nous jouons le rôle d’interface entre les petites entreprises avec qui nous travaillons et les grands programmes nationaux. Nos partenaires peuvent entendre parler des programmes du gouvernement sur l’apprentissage mais avoir le sentiment que ça ne s’adresse pas à eux. Nous facilitons leur intégration dans ces programmes. »
Le but des commentaires est d'instaurer des échanges constructifs afin d'enrichir les articles publiés sur international-unedic.org. Merci de respecter les conditions générales d'utilisation.






























